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Date de création : 23.07.2008
Dernière mise à jour : 31.10.2009
18 articles


ASIE 18 :LA RAGE DU TIGRE de Chang Cheh 1971 Hong Kong

Publié le 31/10/2009 à 18:54 par asie
ASIE 18 :LA RAGE DU TIGRE  de Chang Cheh 1971 Hong Kong
18- LA RAGE DU TIGRE de Chang Cheh 1971 Hong Kong

Voilà le plus mythique des films de sabre du prolifique Chang Cheh chef de file de la Shaw Brothers (1) sorti en France il y plus de 30 ans, il est resté un film culte du fait de son impact populaire et de sa non reconnaissance par l’intelligentsia et son enfermement dans un ghetto de sous cinéma Z.

Nous dans une chine belliciste en proie à des querelles barbares à voir les champs de batailles sanglants qui essaiment le pays. Un jeune sabreur Lei Li (David Chiang) (2) va se retrouver parmi ces circonstances en affrontant les sbires du clan de Long (Feng Ku) , sorti vainqueur de cette confrontation il répond au défi de leur chef déloyal et traitre qui va utiliser une arme truquée pour affronter son adversaire. Le perdant en l’occurrence Lei Li devra se couper un bras et déposer les armes. Ce dernier se retirera dans une auberge en tant que serveur, refusera de se servir de son sabre et sera la risée de clients moqueurs et sadiques qui vont s’attaquer à une jeune cliente amoureuse de Lei Li. Lors d’une de ses altercations il sera sauvé par un autre sabreur à grande réputation Feng Chun-Chieh (Lung Ti ) (3). Une amitié naitra entre les deux hommes et une grande admiration de l’étranger qui à reconnu le légendaire Lei Li. Cette rencontre va modifier les destins.

D’office reconnaissons que dans le genre ce film même avec ses légères imperfections et ses invraisemblances est un chef d’œuvre et que sur les 1000 sortis en France depuis les années 60 il reste l’un des 5 meilleurs vus (4). L’auteur ne faisait que reprendre un personnage « Le sabreur manchot » qu’il fit jouer par Jimmy Wang Yu dans deux films précédents (5) mais le personnage était moins torturé bien qu’assez emblématique.


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Ici le héros de blanc vêtu est certes un grand guerrier mais aussi un être imbu de lui-même fier et impétueux ; battu et retiré il perd sa candeur, son assurance et sa représentativité d’héros positif. Il devient noir dans son apparat et dans son esprit, effectivement il porte une tenue sombre et draine des idées tristes. Il a perdu toute virilité donc toute raison de contester seuls ce nouvel amour et cette nouvelle amitié vont lui rendre sa personnalité. Le premier attribut retrouvé est le sabre que lui offre la virginale amoureuse –et il est difficile de ne point y voir un symbole phallique- et le second est l’envie de se battre à nouveau amené par le nouvel ami avec qui il montre des relations certes amicales mais aussi chaleureuses et assez corporelles – les embrassades et autres effusions ne se passent autant avec la future femme (6)- .

Dès lors l’amitié montré comme un sentiment amoureux fort est ambigue et dévoile une homosexualité cachée – tout comme celle du réalisateur – voire refoulée et l’équilibre affectif ne reprendra qu’après la mort de l’ami annihilant toute concurrence affective. Cette approche psychanalytique inconsciente répondait aux poncifs de l’époque, aux signes d’une société et au traitement d’un réalisateur.
Reprenons ces données ; le cinéma de Hong Kongdes années 70 restait encore un peu macho en produisant des films pour la population masculine notamment avec des heros virils qui vivaient des amourettes ou des unions discrètes, le film de Wu Xia Pian (7) fut un des plus belles représentations de ces mentalités. Raisons qui collaient au cinéma de Chang Cheh plus enclin à traiter du rapport viril, amical masculin que de l’attachement amoureux pour la gente féminin sujet moins porteur.

Cette œuvre flamboyante est l’une des plus belles de son auteur qui en réalisait 4 à 5 par an, il utilise avec talent les combats où les acteurs se tortillent, gesticulent et ont des soubresauts lors des combats parfois avant de mourir dans un explosion de sang et dans un décor sobre après une chorégraphie endiablée qui donne un ton pertinent au film. Chang Cheh a découvert presque tout le monde de David Chang à John Woo en passant par Philip Kwok et Sheng Fu , il inspirera le cinéma américain Tarentino et john Woo et reste le grand réalisateur de Hong Kong voire une référence incontournable.

(1) Sous la direction de Run Run Shaw, Ce studio créé en 1924 va connaitre dans les années 70 un essor foudroyant

(2) Acteur favori du maitre avec qui il tourna plus de 40 films dans son pays et même en Angleterre dans des films fantastiques face à Peter Cushing

(3) Acteur favori du maitre lui aussi, il tournera sous la direction de son aller Ego David Chiang et réalisera deux films avant de jouer sous la direction de John Woo (Le syndicat du crime I et II)

(4) Avec « La main de Fer » « Les griffes de Jade » entre autres

(5) « Un seul bras les tua tous « et « Le bras de la vengeance »

(6) Ne s’exclame pas t-elle à un moment donné : « Et moi j’existe plus »

(7) Films de sabre équivalent aux films de cap et d’épée


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ASIE :17- LA FUREUR DE VAINCREde Lo WEI 1972 HONG KONG

Publié le 21/10/2009 à 19:53 par asie
ASIE :17- LA FUREUR DE VAINCREde Lo WEI 1972  HONG KONG
17- LA FUREUR DE VAINCRE « Jing wu men » de Lo WEI 1972 HONG KONG

Plus de 35 ans après, revoir le film _ tiré de faits réels - inspire autant d’émotions car il est l’un des 4 tournés par la vedette charismatique et énigmatique Bruce Lee. L’homme est rentré dans la légende par ses films et sa mystérieuse fin funeste.

Chen Zen (Bruce Lee ) rentre dans son école de Kung Fu après une longue absence pour apprendre que son maitre Huo est mort. Il est sceptique quand à sa disparition naturelle due à n ulcère accompagné de grippe. Prétexte fallacieux pour masquer un assassinat et cacher la jalousie et la concurrence que Huo apportait dans la région. Chen va tenter de percer ce mystère d’autant plus que les représentants d'une école japonaise se montrent, véhéments insultants et racistes notamment en utilisant la manière forte. Chen Zen pensent que des derniers sont responsables de la mort de son maître dont l’empoisonnement s’avère. Chen Zen va entrer dans une fureur dévastatrice.

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Le film n’a rien perdu de son attrait et garde encore une certaine vigueur dans sa narration, cela est du autant à la réalisation de Lo Wei qu’à l’interprétation de la star Bruce Lee. Le premier est un acteur réalisateur qui a signé le précédent film de son interprète et montre un savoir faire .Le second vaut à lui seul le déplacement, il possède un jeu théâtral certes limité – son imitation du l’employé simplet de téléphone mais dans lequel il insuffle une énergie peu commune à base de mouvements caractéristiques et de cris qui sont autant des expressions émotives. Il incarne ici un héros qui lui collera à la peau : un être torturé qui ne peut calmer ses pulsions – il refusera le terme de malade lancé par un ennemi – et qui refuse l’humiliation. Bruce Lee devint le symbole du rebelle, de l’homme fier qui ne tend jamais l’autre joue face à une agression ; ses combats sont impressionnants par sa chorégraphique gestuelle et son accompagnement sonore fait de cris et halètements. Les deux grands combats contre les élèves et face au méchant russe sont mémorables

L’homme est devenu un monument, une idole et un modèle Quentin Tarentino parodia la scène de bataille de Bruce Lee avec les membres d’une école dans son « Kill Bill » , ses compatriotes ont produit des remakes dont le meilleur reste « Fist of Legend » de Gordon Chan,avec Jet Li ( voir chronique N°13 ). C’est dire que cette œuvre demeure un film culte et incontournable pour connaître feu Bruce Lee et connaitre le cinéma de Hong Kong avant la concession.

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CNEMA ASIATIQUE :16-RUNNING OUT THE TIME de Johnny To 1999

Publié le 30/08/2009 à 20:02 par asie
CNEMA ASIATIQUE :16-RUNNING OUT  THE TIME  de Johnny To 1999
16-RUNNING OUT THE TIME « Am zin » de Johnny To 1999


Un jeune homme mystérieux Cheung (Andy Lau ) bien de sa personne est prêt fin à ses jours qui sont comptés, vu un mal indéfini qui se présente sous forme d’hémoptysies de plus en plus proches. En parallèle survient le second protagoniste de cette histoire rocambolesque à souhait, attablé à une table- la faim sera une de se caractéristiques- l’inspecteur Ho Sheung-Sang (Ching Wan Lau ) et appelé d’urgence pour régler une prise d’otages qu’il résoudra avec efficacité. Réussite qui intrigue et captive Cheung voleur de grand chemin aux talents multiples, il va épier, observer le dit inspecteur, le photographier, s’imprégner de ses habitudes et s’interroger sur ses méthodes d’investigation et le provoquer via une prise d’otages dont il sort indemne au grand dam de l’inspecteur furieux. Il se servira de cette introspection pour jouer au chat et à la souris avec ce policier aussi discipliné et inventif que lui. S’ensuit une poursuite interminable, de cet Arsène Lupin qui s’est choisi son Lestrade (1)

En parallèle notre cambrioleur suicidaire nargue une équipe de gangsters menée par Baldy (Waise Lee) responsable d’un ses malheurs à qui il fait miroiter des gains mirobolants en échange d’un bijou inestimable. Il fera même profiter de cette affaire à son poursuivant faisant de lui un héros. Mais sa maladie prend dramatiquement de l’ampleur Cheung , qui a rencontré une femme attirante ne peut être de tout bord et doit jouer ses dernières cartes pour clore ses affaires , son idylle et cette poursuite incessante.

Johnny To est un virtuose il connait son abécédaire par cœur, il habille son histoire de romantisme, de philosophie et d’humour (le supérieur de Ho Sheung-Sang croit son policier atteint de maladie mortelle, le gangster qui reconnait ce dernier une fois arrêté) Cette approche se fait avec une touche française Julien Carbon et Laurent Courtiaud ( 2) ont participé à l’écriture et cela se fait sentir notamment dans l’épilogue énigmatique et mélodramatique scindée d’une musique ressemblant aux partitions de François de Roubaix (3)
*
Il signe là un polar romantique, au montage nerveux sans jouer sur le pathos dressant le portrait chaleureux d’un flic aux méthodes peu orthodoxes et d’un gangster lançant une bouteille à la mer luttant tous deux contre la morosité à leur manièreet il prend à nouveau ses acteurs fétiches des premiers aux seconds rôles.


(1) Inspecteur qui poursuit le gentleman cambrioleur en ayant néanmoins une admiration pour lui

(2) Successivement musicien classique, journaliste et critique de cinéma pour Julien Carbon, réalisateur audiovisuel, écrivain et journaliste pour Laurent Courtiaud,

(3) A fait la musique des films de Robert Enrico ( « les grandes gueules » « Le vieux fusil » et « Les aventuriers » « Ho » « Tante Zita » )


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CINEMA ASIATIQUE : 15-POUR LA PEAU D’UNE FEMME

Publié le 18/06/2009 à 17:30 par asie
CINEMA ASIATIQUE : 15-POUR LA PEAU D’UNE FEMME
15-POUR LA PEAU D’UNE FEMME de CHI LI (Chi-Ngai Lee) 1988 **

De ce réalisateur , nous connaissons « Bons baisers de Pékin » cosigné par Stéphen Chow acteur et scénariste du film , d’ailleurs celui ci est présenté comme cosigné aussi par Hin Sing 'Billy' Tang

June (Pat Ha ) et Amy (Rosamund Kwan ) sont deux amies professant comme infirmière, quand la première part de son hôpital tardivement elle se fait agresser par 4 hommes qui la violentent et la violent avec en tête un être malade M.Wong . Elle ne doit la vie qu’à l’apparition d’un automobiliste Stève Elle en informe son amie de tenir secret cette mésaventure et notamment envers son fiancé Tom issu d’une famille aisée.

Croisant ses vauriens à nouveau , June se défend et en tue un accidentellement ; elle sortira innocentée du procès qui s’ensuit pour meurtre , mais point de l’animosité grandissante de ses agresseurs. Ces derniers iront jusqu’à faire subir les mêmes outrages à Amy . Dès lors les infirmières décident de passer à l’action et de rendre coup pour coup et même plus.

Etonnant film assez caricatural qui montre bien le style de cinéma ludique de Hong Kong dans les années 80 , ici le polar mêlant érotisme et violence, avec un trait de dénonciation sociale : justice et bourgeoisie ; la première montrée inique et la seconde lâche ( la famille de Tom apprend l’histoire de June lui intime l’ordre de ne plus la fréquenter ) . Le film pur produit se laisse voir grâce à ses interprètes notamment Rosamund Kwan connu des aficionados dans le rôle de tante Yee pour la série avec Jet Li « Il était une fois en chine » et ses films avec Andy Lau surtout ( 10 films ) et Jackie Chan .


** Le film est sorti en vidéo a été renommé ainsi alors que le titre original est « La vengeance est mienne » et à été doublé de façon plus ou moins heureuse.

CINEMA ASIATIQUE : 14 VENGEANCE de Johnny To Hong Kong 2009

Publié le 22/05/2009 à 18:00 par asie
CINEMA ASIATIQUE : 14  VENGEANCE de Johnny To Hong Kong 2009
14 VENGEANCE de Johnny To Hong Kong 2009

Le scénario est pas très fouillé, il montre l’arrivée d’un père Costello (Johnny Hallyday ) venue à Hong Kong venger sa fille Irène Thompson (Sylvie Testud ) victime avec son mari et ses deux enfants de meurtriers. Elle est la seule rescapée et demande à son père cuisinier de son état , réparations. Costelllo engage les 3 tueurs d’un règlement de compte dont il est le témoin discret .Prêt à assouvir cette vengeance Costello leur offre tous ses biens et sa participation avouant qu’il fut lui même un tueur 20 ans auparavant. Nos 4 hommes retrouveront les responsables dudit massacre , bande qui se trouve être les employés d’un certain George Fung (Simon Yam ) pour lequel nos 3 héros œuvraient . Ils devront choisir leurs camps et prendre en charge Costello qui est frappé d’amnésie suite à une ancienne blessure au cerveau.

Johnny To spécialiste du film policier et des rapports tumultueux entre personnages signe une œuvre inégale , la première demi heure est terne au regard de ce qui s’ensuit. Le reste est par instant magistral notamment cet échange de coups de feu de nuit dans une forêt mal éclairée et dont les participants attendent le passage de la lune pour continuer leurs tirs et l’autre bataille entre les méchants de tous bords refugiés derrière des bottes géantes.de papier mâché. Là Johnny To montre son savoir faire dans cette dernière œuvre qui sent le bâclé, la réalisation rapide .


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Le réalisateur qui voulait Alain Delon pour le rôle se rabattra sur Johnny Hallyday suite au refus de l’interprète de « Le samouraï » qui portait le nom de Jeff Costello.Le choix du chanteur est judicieux même si il est aussi expressif qu’un Lee Van Cleef, qu’un Charles Bronson , il n’en a pas moins la même prestance et la présence indéniable. Par contre il reprend quelques habitués de ses films dont on aime retrouver les mines patibulaires Anthony Wong Chau-Sang (The Mission, Exilé) Ka Tung Lam ( Election ) Suet Lam ( le gros de service à l’appétit fort vu dans Election ) ) et Simon Yam qui travaille ici pour la 11ème fois avec le réalisateur.
Inégal( nous savons que le scénario importe peu par rapport au traitement - et néanmoins attrayant- du fait de ses trouvailles - ce film imparfait reste néanmoins une des meilleures participations de Johnny Hallyday et un Johnny To moyen qui néanmoins en ses périodes de vaches maigres reste un bon produit et l’un des cinéastes les plus personnels de Hong Kong ; espèrerons que son adaptation du Cercle rouge nous donnera raison


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CINEMA ASIATIQUE : LES 3 ROYAUMES de John WOO 2009

Publié le 26/04/2009 à 12:00 par asie
CINEMA ASIATIQUE : LES 3 ROYAUMES  de John WOO 2009
LES 3 ROYAUMES de John WOO 2009

Une guerre de pouvoirs est évoquée dans cette fresque qui se situe deux siècles avant Jésus Christ durant le règne de l’empereur Han Xiandi ( ) qui règne sur les fameux 3 royaumes qui constituent la Chine d’antan .Son premier ministre Cao Cao (Fengyi Zhang) rêve de cet empire et va œuvrer pour en devenir le maître , pour cela il se sert de l’empereur pour mener une lutte sans merci contrele royaume dirigé par l’oncle de l’empereur Liu Bei (Yong You) . Celui en représailles envoie son conseiller militaire Zhuge Liang (Takeshi Kaneshiro ) (1)pour convaincre le roi Sun Quan (Chen Chang) de combattre à ses côtés .

Déchu et désappointé par ces alliances dont celle de Zhuge Liang avec le vice roi Zhou Yu (Tony Leung ) (2) ,le premier ministre envoie hommes et bateaux pour anéantir cette rébellion. Il aura fort à faire face à cette déferlante humaine.

Les Trois royaumes (VOST)[u][/u]

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La dernière œuvre de John Woo est longue et ambitieuse ; près de 3 heures alors que la version originelle est de près de 5 heures , les moyens sont énormes et le traitement est presque parfait. L’auteur n’a rien perdu de sa superbe , il sait encore insuffler vie dans les batailles et subtilité dans la description des stratégies de la guerre donnant grande vigueur dans cette histoire belliciste et une un réalisme dans les relations humaines .

Le film peut lasser par endroits tant les scènes d’actions se succèdent trop rapidement et coupe la respiration du film qui ne manque de souffle pourtant ; est ce du au découpage de l’œuvre ; toujours est –il que ce montage semble nuire et ramener son contenu à une suite de combats purs et simples. Attendons la sortie DVD pour relire ce film enrichissant et saluons le punch de son auteur qui nous avait emballé dans ses œuvres précédentes (Volte Face – The Killer )


(1) acteur vu dans « Les poignards volants »

(2) Tony Leung Chiu Wai plus exactement pour ne pas le confondre avec Tony Leung Ka Fai l’acteur de « L’amant »



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CINEMA ASIATIQUE 13 -INFERNAL AFFAIRS de Andrew La

Publié le 25/02/2009 à 12:00 par asie
CINEMA ASIATIQUE 13 -INFERNAL AFFAIRS de Andrew La

13 -INFERNAL AFFAIRS « Mou gaan dou » de Andrew Lau & Alan Mak Hong Kong 2002

Deux des meilleurs élèves de l’école de police voient leurs destins se croiser. L’un Yang (Tony Leung Chiu Wai) va être renvoyé et l’autre Ming (Andy Lau) devenir un flic respecté. Yang va travailler avec les triades et Ming combattre ses bandes mafieuses sans savoir que Yang est un agent infiltré par son chef Anthony Wong ) et que lui même est un agent double travaillant pour le puissant chef de la Mafia (Eric Tsang ) dont dépend Yang .

L’histoire se complique quand la police apprend qu’elle même a été infiltré et quand Yang est las de son rôle de taupe qui se poursuit depuis de nombreuses années.

L’œuvre est magistralement mené elle demeure l’un des meilleurs polars des années 2000 notamment venant d’un cinéma qui a gagné ses galons avec des John Woo et des Jonnhy To experts dans le genre.

De surcroit ce gros succès critique et commercial s’est vu immortaliser par deux suites (1) et par le remake de Martin Scorsese. Qui apporta une relecture forte avec un final autre tout en gardant le synopsis et la trame.

Le spectateur sort enchanté et hypnotisé par ce films aux allures de tragédie grecque non seulement par ses situations , mais par les scènes filmées en gros plans dégageant des personnages fixes statufiés par leurs engagements et leurs choix ; le tout accompagnés d’une caméra virevoltante donnant une intensité à cette œuvre grave et dramatique .

Saluons le quatuor d’interprètes le charismatique Tony Leung (2) qui joue un personnage perturbé, las et intelligent qui joue de sa prestance pour tromper son entourage, Andy Lau flic solitaire et hargneux Anthony Wong Chau-Sang affilié aux rôles sympathiques dans les films de Hong Kong

Louons cette œuvre salutaire qui dénonce la corruption dans la police et la main mise sur celle ci par la Mafia , cet autre pouvoir .


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CINEMA ASIATIQUE :12- Fist of Legend de Gordon Chan 1994 avec JET LI

Publié le 27/01/2009 à 12:00 par asie
CINEMA ASIATIQUE :12- Fist of Legend de Gordon Chan 1994 avec JET LI
12- Fist of Legend de Gordon Chan 1994

En 1937 date du début de la guerre sino-japonaise Chen ( JET LI) un étudiant chinois de Tokyo défend ses camarades contre une bande violente , apprend que son maître à trouvé la mort lors d’un combat. Il rejoint son école d’arts martiaux à Shanghai et apprend que le combat était truqué, que son mentor a été assassiné. Il est décidé de venger la disparition de son maître.

Le film est un remake de « La fureur de vaincre » film célèbre et culte de Bruce Lee qui fit énormément pour sa gloire et sa légende. Celui ci ne se veut pas une reproduction fade et impersonnelle bien au contraire les combats sont superbement réglés par le sieur Yuen Woo-Ping maître dans l’art chorégraphique et souvent assez inventif (1) dont le travail dans « Kill Bill » et « Matrix » le rendit célèbre.

Ces assauts physiques s’ils restent un fort attrait à la vision de ce karaté excellent du à un admirateur de Kurosawa (2 ) , ne sont pas le seul intérêt du film , il y a une dénonciation du racisme , de l’occupation japonaise et une ode à la résistance . Gordon Chan a bien maitrisé son film grâce à son coordinateur des combats et à son principal interprète dont c’est l’un de ses meilleurs films.


( 1 ) Le combat entre deux assaillants ayant les yeux bandés est assez surprenant et le règlement de compte final qui dure 8 minutes est spectaculaire par la rapidité des coups et le synchronisme des parades

(2)L’auteur des 7 samouraïs

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CINEMA ASIATIQUE :11 –L’ARNAQUEUR DE HONG KONG de Jing Wong 1994

Publié le 11/01/2009 à 12:00 par asie
CINEMA ASIATIQUE :11 –L’ARNAQUEUR DE HONG KONG de Jing Wong 1994
11 –L’ARNAQUEUR DE HONG KONG de Jing Wong 1994

Le film au scénario rocambolesque est la suite de «God of gamblers » datant de 1969 avec Yun-Fat Chow qui reprend du service en jouant à nouveau le N°1 des champions de poker surnommé « Le dieu des joueurs ». Celui ci Ko Chun (Yun-Fat Chow) vit en France loin des casinos et des mafieux et surtout des rivaux qui désirent sa place. Sa tranquillité sera perturbé par l’arrivée d’un de ses derniers qui débarque dans sa demeure qu’il met sens dessus dessous et assassine sa femme enceinte de façon aussi cruelle que dans « SEVEN ». Ko Chun va ruminer suite à une promesse à son épouse durant une année durant laquelle il croise un joueur débutant et tricheur maladroit (Tony Leung Ka Fai ) accompagné de sa sœur , d’un gamin expert en Kung Fu et dont il a la charge depuis le meurtre du père par la même bande du début de l’histoire et de Siu Yiu-Yiu (Chien-lien Wu) la fille combattive d’un gangster. Ko Chun dont personne ne connaît l’identité même ses ennemis. Dévoilant son jeu le Dieu des joueurs va affronter aidé ce ses comparses le terrible Chao Siu Chi (Hsing-kuo Wu )

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Nous sommes dans un genre populaire qui comme tout genre ; polar ou westerns doit avoir ses règles et ses codes sans oublier ses héros . De surcroit contenir un brin de patriotisme , de valeurs ( la famille – le mariage) et de morale (pas d’effusion trop longue ). Le héros est magistralement campé par Yun Fat Chow qui interprète un chevalier errant et solitaire habité par la vengeance ne voyant point l’amour et repoussant l’adulation.Il est magistral au meilleur de sa forme, sa participation dans les films de John Woo l’a rendu outre célèbre et lui a ouvert comme à son réalisateur attitré les portes de Hollywood pour le pire et le meilleur. Ce sera son avant dernier film à Hong Kong après avoir tourné 90 films pour John Woo , Johnny To , et Ringo Lam notamment (1) Tony Leung Ka Fai ne démérite point dans son rôle de m’as-tu-vu , hâbleur et peu courageux , il sera excellent plus tard dans le cinéma cérébral de Wong Kar Wai (2) .


Wong Jim , l’homme qui bouge plus vite que sa caméra (3) maitrise son film même si une demi heure en moins lui aurait donner plus de consistance, nous lui devons des films dynamiques comme « Nikki Larson » avec Jackie Chang , « La légende du dragon rouge » et le superbe « Evil cult » 2 films avec Jet Li .Il reste avec ceux pré cités parmi les plus intéressants et des plus représentatifs du cinéma de Hong Kong



(1) le film «City on fire » de Ringo Lam inspirera Quentin Tarentino pour « Réservoir Dogs » « Le syndicat du crime » de John Woo en 1986 de John Woo fit exploser le box office et l’installa comme vedette et star

(2) Les cendres du temps

(3) A écrit plus de 130 films , en a produit presque autant , dirigé près d’une centaine et joué dans plus de 60 en 25 ans


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CINE-ASIE (20-RETOUR A LA 36 CHAMBRE de Liu Chia-Liang 1980

Publié le 19/12/2008 à 12:00 par asie
CINE-ASIE (20-RETOUR A LA 36 CHAMBRE de Liu Chia-Liang 1980
RETOUR A LA 36 CHAMBRE de Liu Chia-Liang 1980

Le film n’a quasiment rien à voir avec LA 36 ieme CHAMBRE DE SHAOLIN du même réalisateur qui sortit deux années auparavant. Le titre originale de ce film est « Le maitre d’échafaudage de Shaolin » puisque cela deviendra la spécialité de notre héros joué par Gordon Liu à nouveau. Celui ci incarne un homme du peuple venu aider des ouvriers exploités d’une teinturerie et qui se prétend moine de Shaolin doté de capacités physiques capable de repousser l’exploitation ouvrière. Hors ceci n’est que leurre et mascarade, vite démasqué notre héros va prendre la poudre d’escampette et se retrouver chez ceux pour qui il se faisait passer. Dans la fameuse 36 ième chambre il va acquérir force et persuasion et après une formation serrée devenir un défenseur digne de ce nom pour sauver ses amis.

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Le film se veut beaucoup plus léger que sa comparaison, il est traité sous forme mi comique, mi parodique composant une œuvre tout public voire populaire, bien menée. Aux commandes Liu Chia-Liang acteur, cascadeur, chorégraphe et réalisateur , capable de donner des œuvres plus ou moins réussies et toujours captivantes à regarder mais ici l’intérêt est moindre le traitement gâchant l’intensité dramatique malgré un Gordon Liu (1) égal à lui-même se parodiant et jouant les benêts. Si l’art du combat tout honorable fut-il a moins d’ampleur et d’attrait que dans « La 36 ième chambre de Shaolin »

(1) ou Chia Hui Liu qui acquit une renommée international Grace à Kill Bill où il joue deux rôles Jonny Mo ou Pai Mei


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